Le don d’organes   Mise à jour récente !


Savais-tu que lors des élections d’octobre 2018, ce sont pas moins de 15000 Belges qui se sont enregistrés comme donneurs/-euses d’organes ? 

Les techniques médicales ont beaucoup évolué mais sans les volontaires, les médecins ne peuvent rien faire. En gros, on a besoin de toi ! Alors, si tu ne t’es jamais penché sur la question, c’est peut-être le moment d’en parler en famille, en dehors de moments dramatiques où l’émotion est souvent trop forte et emporte tout…

 

“Le don d’organes ? J’en ai déjà entendu parler…”

Aujourd’hui, les progrès de la science permettent de sauver de nombreuses vies grâce à un « don » de sang, de tissus ou d’organes. Les besoins sont grands et les receveurs potentiels figurent parfois sur de longues listes d’attente (en Belgique, près de 1300 malades attendent une greffe compatible).
Pour certaines personnes atteintes de maladies graves, la seule façon d’aller mieux est parfois de remplacer les organes malades par des organes sains. Grâce à une transplantation, tu donnes la possibilité à quelqu’un de reprendre le cours d’une vie normale. Poumon(s), cœur, foie, rein(s) pancréas, intestins : on peut sauver jusqu’à 8 personnes avec un seul donneur ! On peut également faire don de “matériel corporel humain” (cellules, tissus,…) pour les transplantations mais également dans le but d’aider la recherche et à la fabrication de médicaments.

“Ça m’intéresse ! Comment ça se passe ?”

Il existe deux sortes de don : de ton vivant et « post-mortem » .

Dès l’âge de 18 ans, tu as la possibilité de donner un organe de ton vivant (tu as sans doute déjà entendu parler d’une greffe de rein par exemple). Cette intervention médicale comporte des risques infimes pour le donneur, en regard des bienfaits prévisibles sur la santé du receveur. Quand les conséquences médicales pour le donneur s’avèrent plus importantes, le prélèvement d’organes n’est réalisé que lorsque la vie du receveur est en danger. Dans tous les cas, le médecin en charge de l’intervention doit fournir au donneur les informations les plus claires sur les effets physiques, psychiques et sociaux que le prélèvement entraîne. La greffe se fait donc avec le consentement du donneur et dans un but altruiste (il n’y a pas d’avantage financier).

Dès l’âge de 13 ans, tu peux te déclarer comme donneur d’organes après ton décès, c’est ce qu’on appelle un don « post-mortem ». Le prélèvement peut se faire lors d’un arrêt cardio-circulatoire mais la plupart du temps il se fait dans le cas d’une mort cérébrale, c’est-à-dire lorsque le cerveau meurt suite à un écoulement de sang (hémorragie cérébrale). Cela peut se produire suite à une très grosse chute, un accident de voiture, etc. Au moment du décès, d’autres organes peuvent continuer à fonctionner grâce à des machines et peuvent ainsi être prélevés et transplantés à un receveur.

Sache qu’il n’y a pas de limite d’âge maximum pour être donneur, le don reste anonyme entre la famille du donneur et la famille du receveur et tu peux également changer d’avis autant de fois que tu le désires.

Et je fais comment pour devenir (ou pas) donneur d’organes ?”

En Belgique, on a adopté une position pro-active par rapport au don : « Qui ne dit mot consent ».  En clair, si tu es belge ou que tu résides en Belgique depuis au moins 6 mois, tu es un donneur potentiel sauf si tu l’as formellement refusé. Si tu n’as pas explicitement exprimé ta volonté, le personnel médical demandera l’avis de ta famille. L’un de tes parents ou tuteur vivant sous le même toit peut exprimer son opposition, quel que soit ton âge. Pour éviter à tes proches de prendre une décision douloureuse dans un moment difficile, il vaut mieux en discuter quand tout va bien.

Quand tu as fait ton choix, quel qu’il soit, tu as trois solutions :

  • Tu peux remplir un formulaire qui acte ta volonté et le remettre à la commune au service « État civil ». Si tu es mineur, un parent/tuteur doit t’accompagner.
  • Depuis ce 1er juillet 2020, il est possible de faire ta déclaration via le site masante.be (à l’aide d’un lecteur de carte d’identité) ou chez ton médecin traitant. Tu pourras aussi décider de ce qu’il advient de tes organes (pour transplantation) et de ton matériel corporel humain (pour transplantation, fabrication de médicaments ou encore recherche scientifique).

“Est-ce que ça veut dire que je vais donner mon corps à la science ?”

Le fait de se déclarer « donneur d’organes » ne veut pas dire que tu lègues ton corps à la science en cas de décès.
Faire don de son corps à la science, c’est donner l’autorisation que celui-ci soit utilisé à des fins scientifiques ou de formation (recherches, apprentissage pour les étudiants en médecine,…). Dans ce cas, il faut contacter une Faculté de Médecine Universitaire pour recevoir le formulaire adéquat.

En savoir plus
 Campagne de sensibilisation Beldonor – Tu y as déjà pensé ?
 Health.belgium – Brochure “Le don d’organes” (pdf) – Différents types de dons –  Formulaire de déclaration de don d’organes (pdf) – En savoir plus sur les dons d’organes  
 Ville de La Louvière – Le don d’organes

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